Selon l’étude [1], actuellement, seule une personne sur dix en France se considère en bonne santé. La fatigue, le stress et les troubles du sommeil figurent parmi les maux les plus fréquemment rapportés, touchant près de deux Français sur cinq, plus particulièrement les femmes, et notamment les femmes enceintes. Par ailleurs, trois Français sur cinq consomment des compléments alimentaires, avec une prévalence plus marquée chez les seniors.

Fig : occasions de prise de compléments alimentaires dans la population générale

Pour près de la moitié des consommateurs, les compléments alimentaires sont perçus comme bénéfiques pour les troubles du quotidien, notamment en matière de vitalité, d’entretien de la santé, d’immunité et de sommeil. Les personnes souffrant de troubles chroniques, qu’ils soient digestifs, circulatoires, articulaires ou cardiovasculaires, comptent également parmi les consommateurs les plus réguliers. [1]

Fig : causes et troubles entraînant la prise de compléments alimentaires

D’un point de vue nutritionnel, les apports alimentaires sont classiquement divisés en deux grandes catégories. D’une part, les macronutriments — glucides, lipides et protéines — qui fournissent l’énergie nécessaire sous forme de calories. D’autre part, les micronutriments — vitamines et minéraux — qui n’apportent pas directement d’énergie, mais jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement de l’organisme. En effet, ils interviennent dans la constitution des hormones, des enzymes et de nombreuses macromolécules, tout en participant à la régulation des réactions métaboliques. Une carence en micronutriments peut ainsi entraîner divers dysfonctionnements physiologiques, tandis qu’un rééquilibrage nutritionnel adapté peut contribuer à corriger certains troubles fonctionnels du quotidien.

Les vitamines et les minéraux constituent d’ailleurs les compléments les plus consommés, représentant près de trois consommateurs sur cinq. [1] Le guide [6] permet de mieux connaître les effets des 13 vitamines et des 14 principaux minéraux présents dans l’organisme humain. À l’exception des vitamines D et K, l’être humain n’est pas capable de synthétiser la plupart des micronutriments en quantité suffisante : ils doivent donc être apportés quotidiennement par l’alimentation.

Fig : types de compléments alimentaires consommés par la population

Certaines associations de compléments alimentaires peuvent produire des effets synergiques, lorsque leurs principes actifs interviennent de manière complémentaire dans des voies métaboliques liées. Dans ce cadre, le calcium occupe une place centrale. Il joue un rôle majeur dans la constitution et le maintien des os, mais aussi dans de nombreuses fonctions physiologiques telles que les échanges métaboliques, la coagulation sanguine, la contraction musculaire et la conduction nerveuse. Ces fonctions vitales sont assurées par la fraction libre ionisée du calcium, qui ne représente qu’environ 1 % du calcium corporel total, les 99 % restants étant stockés dans les os. Le calcium extra-osseux est donc indispensable au bon déroulement des échanges biologiques, et son intérêt dans la prévention de certaines pathologies est largement reconnu.

Les signes d’une carence en calcium peuvent inclure une peau sèche et squameuse, des ongles cassants, des cheveux ternes ainsi que des crampes musculaires, notamment au niveau du dos et des jambes.

Les associations les plus pertinentes autour d’une complémentation en calcium sont les suivantes :

Vitamine D

L’absorption intestinale du calcium est étroitement corrélée au statut en vitamine D. Celle-ci agit via un transport actif transcellulaire au niveau de la muqueuse intestinale, en particulier dans le duodénum. Il est donc essentiel de prévenir toute carence en vitamine D afin d’assurer une bonne utilisation du calcium apporté par l’alimentation ou les compléments. [2]

La vitamine D a une double origine :

  • une origine endogène, liée à sa synthèse au niveau de la peau sous l’effet des rayonnements UV ;

  • une origine exogène, liée aux apports alimentaires.

Elle existe sous deux principales formes :

  • la vitamine D2 ou ergocalciférol, principalement produite par les végétaux et les champignons ;

  • la vitamine D3 ou cholécalciférol, d’origine animale. [4]

Vitamine K

Le calcium exerce notamment une action favorable sur la pression artérielle à faibles apports, mais une consommation excessive, supérieure aux recommandations, peut à long terme favoriser certains phénomènes de calcification tissulaire. La vitamine K, en particulier la vitamine K2, semble au contraire jouer un rôle protecteur vis-à-vis de la calcification vasculaire, tout en intervenant dans les mécanismes de coagulation.

La vitamine K2, produite par certaines bactéries intestinales ou apportée par les aliments fermentés, pourrait contribuer à réduire le risque de maladies coronariennes. Elle agit également en synergie avec le calcium dans le maintien et le renouvellement de la densité minérale osseuse, notamment chez les femmes ménopausées atteintes d’ostéoporose. [2]

Vitamine B6

La vitamine B6 ou pyridoxine agit comme cofacteur dans plus de 100 réactions enzymatiques. Elle intervient notamment dans la synthèse de neurotransmetteurs tels que le GABA, la sérotonine et la dopamine. À ce titre, elle participe au bon fonctionnement du système nerveux.

Comme le calcium, elle est souvent associée à des effets favorables sur certains états de fatigue ou d’irritabilité. Toutefois, ces effets doivent être formulés avec prudence. De la même manière, certaines carences en vitamines du groupe B ont été associées à l’apparition ou à l’intensité de certains symptômes menstruels, sans que cela permette de conclure à un effet thérapeutique systématique. [5]

Fig : les principales vitamines du corps humain et leurs fonctions

Phosphore

Le métabolisme du phosphore est très étroitement lié à celui du calcium. Sous forme de sels de calcium, le phosphore osseux représente environ 80 % du phosphore total de l’organisme. Il est indispensable à la structure des os et des dents.

Contrairement au calcium, le phosphore ne possède pas de régulation hormonale spécifique propre, mais les deux métabolismes sont fortement interdépendants. Toute modification de l’équilibre calcique influence donc l’homéostasie phosphorée. [3]

Il faut toutefois veiller au respect d’un rapport phosphocalcique équilibré, car un excès de phosphore peut réduire l’absorption du calcium. C’est notamment le cas lorsque l’alimentation est riche en acide phosphorique, fréquemment utilisé comme additif dans les produits transformés et les sodas.

Magnésium

Le magnésium existe sous différentes formes chimiques : hydroxyde, chlorure, gluconate, glycérophosphate, citrate, entre autres. Ses effets métaboliques sont intimement liés à ceux du calcium. Il participe à plus de 300 réactions enzymatiques dans l’organisme, notamment dans :

  • la production d’énergie cellulaire,

  • la transmission de l’influx nerveux,

  • la relaxation musculaire.

Il contribue ainsi au maintien d’un métabolisme énergétique normal, à la réduction de la fatigue, au fonctionnement normal du système nerveux et du système musculaire, ainsi qu’à l’équilibre psychique. [5]

Zinc

Le zinc est un oligo-élément indispensable, dont l’apport dépend exclusivement de l’alimentation. Il n’entretient pas de lien direct avec le métabolisme du calcium, mais il partage avec lui plusieurs fonctions de soutien du métabolisme global.

Le zinc intervient notamment dans :

  • le métabolisme cellulaire,

  • les réactions enzymatiques,

  • la synthèse de l’ADN et des protéines,

  • la protection contre le stress oxydatif,

  • le métabolisme normal des macronutriments. [5]

Fig : les principaux minéraux du corps humain et leurs fonctions

Synthèse

En résumé, une complémentation en calcium peut être pertinente en cas d’apports insuffisants ou de besoins accrus, notamment lorsque ceux-ci s’accompagnent de fatigue musculaire, de déminéralisation osseuse ou de signes évocateurs d’une insuffisance d’apport. Les signes d’un déficit en calcium peuvent comprendre une peau sèche, des ongles cassants, des cheveux ternes et des crampes musculaires fréquentes.

Toutefois, les surdosages en micronutriments peuvent également entraîner des effets indésirables s’ils ne sont pas maîtrisés. En cas de doute, il est donc recommandé de consulter un professionnel de santé ou de la nutrition.

Lorsqu’elle est bien encadrée, la complémentation permet de créer de véritables synergies métaboliques. Les associations principales avec une cure de calcium concernent donc :

  • les vitamines D, K et B6 ;

  • le phosphore ;

  • le magnésium ;

  • le zinc.

Ces associations peuvent favoriser soit une meilleure absorption du calcium, soit une meilleure utilisation physiologique de celui-ci dans l’organisme.

SOURCES